Ne pas répondre au mal par le mal (suite 2)

Lorsque l'on dit vouloir faire le bien, on doit essayer de le faire en toutes circonstances.

 

En cas de litige avec quelqu'un, on est censé aller voir la personne pour en discuter seul à seul, et tenter de régler le problème dans la bienséance.

 

On ne le calomnie pas, on ne l'insulte pas, on ne le dénigre pas, et on ne le diffame pas, aussi bien en privé qu'en public.

 

En tant que musulmans, mes 2 détracteurs devraient le savoir, cela fait partie des principes élémentaires de l'Islam, ainsi que du bon comportement.

 

Mais comment réagir lorsqu’on est victime de calomnie, d’injure, de dénigrement, et de diffamation ?

 

J'ai dû me poser cette question avant de choisir ce qui me semblait être la meilleure option parmi celles qui se présentaient à moi.

 

La première qui viendrait à l'esprit de beaucoup, suite à ce déferlement de haine *, serait de leur rendre la pareille, en s’abaissant à leur niveau.

Trahison et harcèlement peuvent parfois causer des traumatismes qui poussent les victimes en colère à mal réagir.

 

Mais j'ai trop de dignité pour faire cela, et mon code de conduite me l'interdit :

« Un homme insulta Abû Bakr en présence de Mouhammad (saws), qui était assis, (et assistait à la scène) souriant.

Mais lorsque l’homme excéda Abû Bakr par ses propos injurieux, ce dernier répondit à certaines de ses insultes.

Alors le Prophète (saws), se mit en colère, se leva, (et s’éloigna).

(Aussitôt), Abû Bakr s’empressa de le rejoindre et lui dit :

« Ô Messager de Dieu ! Cet homme m’insultait alors que tu étais assis, et Lorsque j’ai répondu à certains de ses propos, tu t’es courroucé et tu t’es levé ! ».

Le Prophète (saws) répondit :

« Il y avait avec toi un ange qui répondait à ta place, mais lorsque tu t’es mis à ton tour à répondre par des injures, Satan s’est présenté.

Or je ne pouvais rester assis prêt de Satan. »

Il dit ensuite :

« Aucun opprimé ne se retient de répondre à l’injustice qui lui est faite en cherchant l’agrément de Dieu, sans que Dieu ne lui fasse justice avec force. » D’après Abû Hurayrah

 

Puis, lorsque le mal causé touche sa famille, ses enfants et leur mère, combien penseraient qu'il est légitime de faire cesser cela par la violence si nécessaire.

Mais, même quand est venu le temps des menaces d’attenter à mon intégrité physique, je n'ai pas choisi cette voie, car elle est celle du désespéré.

 

En l’occurrence, la véritable force n’est pas de céder à la haine et à la violence, mais d’avoir le contrôle sur soi-même et sur ses pulsions :

 

 "L'homme fort n'est pas celui qui terrasse son adversaire, mais l'homme fort est celui qui maîtrise sa colère." Mouhammad (saws), (Al-Boukhârî)

 

Alors j'ai choisi la dernière option et la meilleure à mes yeux : Ne pas répondre au mal par le mal.

 

Il ne s’agissait donc pas de répondre bêtement à la provocation de mes détracteurs, en me comportant comme eux par vengeance, mais d’utiliser mes propres armes pour me défendre, qui sont aussi les mots d’ordre de La Razia : (La) Justice et (la) Vérité.

 

Ecrire pour rétablir la vérité, et réclamer justice.

 

S’il persistait encore un doute qu’il s’agisse du meilleur comportement dans cette histoire, Dieu m’en donna la confirmation en qualifiant Lui-même le fait d’être patient et clément de « signe d’une grande sagesse » :

 

« 40. La sanction d'une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique. Mais celui qui pardonne et se montre conciliant trouvera sa récompense auprès de son Seigneur. Dieu n'aime point les agresseurs !

41. Quant à ceux qui répondent à une injustice dont ils ont été victimes, ils n’encourent aucune peine,

42. En revanche sont punissables ceux qui oppriment les gens, et qui, sans souci d’équité, sèment le mal sur la terre. Ceux-là subiront un châtiment douloureux.

 43. C’est un signe d’une grande sagesse que de faire preuve de patience et de clémence. » Coran S.42 (La consultation)

 

Et c’est ce qui m’a valu d’être traité de « lâche » et de « victime » par mes détracteurs.

On s’est moqué de moi parce que j’ai suivi les enseignements de Dieu et de son messager.

On m’a raillé parce que j’ai fait ce que l’Islam conseille de faire dans de telles circonstances.

 

Allégations et divagations

Mes détracteurs disaient que " les allégations et les divagations" venant de moi, ne valaient rien contre "les preuves et les témoignages" provenant d'eux.

 

Mais lorsque les preuves dont ils parlent ont été demandées, ils ne les ont jamais apportées.

Et quand la liste des témoins dont ils parlent leur a été demandée, ils ne l'ont jamais fournie.

 

Quoi qu’il en soit, là encore je me réfère aux mêmes enseignements.

Conformément à ce que nous recommande l'Islam, je fais appel aux autorités compétentes en matière d'injures, de dénigrement, et de diffamation.

 

« Le messager de Dieu a décidé que les deux adversaires doivent se présenter devant le magistrat. » d’aprèsr Abdoullah ben Zoubayr.

En effet, seul un juge capable d'établir toutes les responsabilités dans ce litige, en se basant sur des faits et des preuves tangibles (et non sur des rumeurs et des ragots), pourra rendre justice, en faisant appliquer la sanction méritée, afin de mettre un terme à cet acharnement.

 

J'ai prôné le retour à la raison et l'apaisement des cœurs sans succès.

Aujourd'hui, j’en appelle à la justice.

 

Ainsi, chacun pourra se faire sa propre idée, car nous ne manquerons pas d’informer sur le déroulement et les conclusions du ou des procès.

 

Enfin, j'insiste sur le fait que les éventuels dommages et intérêts seront intégralement versés à leurs enfants. En cas de refus de la part de leurs mères respectives (car c'est elles qui en ont la garde), ils seront reversés à une œuvre caritatives, ou des associations reconnues d’utilité publiques.

 

VOCER

 

* Haine ou apaisement ?