GHETTO PATRIOTES

De notre "identité propre" à notre "identité commune"


     Nos villes et nos quartiers, nos conditions de vie, notre culture, nos modes et nos codes, notre "parlé",  etc ..., font partie des éléments qui permettent de définir notre identité propre.

Nos repères sont encrés dans la même réalité, nous sommes les fruits des villes et des quartiers populaires.
 
Nos territoires sont notre terroir, notre point de départ, notre origine première.

Hélas, notre identité souffre encore d'une représentation négative et dévalorisante.

Par la redéfinition de celle-ci, nous posons de nouvelles fondations sur lesquelles se bâtira, nous l'espérons, une identité forte et positive.

Mais qu'en est-il de notre identité commune, de notre identité française ?

En tant que filles ou fils d'immigrés des villes et des quartiers populaires, nous ne sommes pas des déracinés, pour la très grande majorité d'entre nous c'est ici que nous sommes nés et que nous avons grandi, cette terre est la nôtre.
 
Le vrai déracinement serait de partir vivre dans un autre pays.

Et même quand ce pays est celui dont sont originaires nos parents, rares sont ceux qui font leurs valises pour quitter la France vers ce genre de destinations.
La France n'est pas notre pays d'accueil, c’est notre pays d'origine.

Toutefois, sachant qu'il est possible de préférer un autre pays que le sien, il paraît logique que des gens décident d'aller vivre à l'étranger.
C'est le contraire qui serait étrange, se forcer à rester dans un pays que l'on aime pas, ou que l'on déteste, en se privant d'aller dans celui que notre cœur a choisi comme patrie.

Certains sortiront l'argument de la crise économique, ou celui de la guerre qui se déroule là-bas pour justifier le fait de rester en France.
Mais n'est ce pas aussi cela le patriotisme, rester, revenir ou partir sur sa terre auprès du peuple auquel on se sent appartenir, même s'il faut supporter des conditions de vie difficiles, ou mourir en défendant sa patrie ?

Se dire français pour nous qui sommes nés et avons grandis ici, ce n'est donc pas renier notre patrimoine génétique et culturel avec tout ce que cela comporte, mais tout simplement s'affirmer en tant que tels.

Rien ne nous empêche d'être et de nous sentir français à part entière, il ne faut pas avoir honte d'être un patriote.

Ainsi, que l'on vienne des villes et des quartiers populaires ou pas, que l'on soit   français de souche ou pas, nous constituons avec l'ensemble de nos concitoyens un même peuple au sein d'un même pays.
La France est notre socle commun, et dans l'identité française se fondent toutes les "identités propres".
C'est là que se retrouve notre peuple dans toute sa diversité.

Ce serait un tort de voir dans ce concept une quelconque tendance fascisante.

D'abord parce que le patriotisme n'est pas le nationalisme.
Ensuite, parce qu’être et se sentir français ne veut pas dire que l'on adhère automatiquement aux crimes contre l'humanité commis par les classes dirigeantes françaises et leurs collaborateurs à travers l'Histoire de notre pays, notamment depuis l'avènement de l'ère industrielle.
Et pour conclure sur ce point, même si des fachos se disent patriotes, ils ne sont pas les seuls, il y a des patriotes dans toutes les franges de la population, et de plus en plus dans les villes et les quartiers populaires.

La communauté nationale à laquelle nous appartenons est aussi le rempart qui nous protège du communautarisme et de la division, dont les objectifs sont d'affaiblir le peuple face à ceux qui l'exploitent et de maintenir la domination d'une communauté sur toutes les autres.
Communauté nationale que nous formons ensemble avec nos différences, mais surtout avec ce que nous avons en commun.

Soyons fiers de ce que nous sommes !
 
Et n'oublions pas que la France a besoin des gens des villes et des quartiers populaires autant que nous avons besoin d'elle.


Vocer

Pour LA RAZIA




 


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