POINTS ESSENTIELS

Les fondements de NOTRE CAUSE ...


L'AUTODETERMINATION

L’individu doit d'abord s'autodéterminer sur le plan individuel. Il a le droit de se définir comme il le souhaite et de choisir ce qu'il veut pour lui-même.

Ensuite il peut choisir d'appartenir ou non à telle ou telle communauté, à telle ou telle société, afin de s'autodéterminer sur le plan collectif, en intégrant le système de vie qu'il désire.

C'est le même procédé pour un groupe de gens, et en ce qui concerne les habitants des villes et des quartiers populaires, l'autodétermination se joue aussi sur ces deux plans.

D'abord notre "identité propre", comme le basque, le breton et le corse par exemple ont la leur, nous avons la nôtre en tant que français des villes et des quartiers populaires. Nous sommes ce qu'on appelle communément les "zonars", faute de mieux, "banlieusards" étant un terme trop restrictif puisqu'il ne concerne que les gens des banlieues pauvres.

Le second est notre "identité commune", citoyenne et française, qualificatifs qui constituent notre appartenance au même peuple, à la même patrie, a la même nation, en l'occurrence, la France.

L'AUTOREPRESENTATIVITE

Nous devons mettre en place une représentativité réelle des villes et des quartiers populaires.

Celle ci doit se faire au sein d'une même organisation fédérant les territoires et les habitants souhaitant participer au projet, ces millions de personnes qui peuvent obtenir un changement positif s'ils choisissent d'avancer ensemble.

Cette indépendance politique n'est pas une rupture totale avec l'autorité de l'Etat, elle est tout simplement l'expression démocratique d'une catégorie de la population qui à compris que le seul moyen de rétablir l'équilibre est de se prendre en main, plutôt que de se laisser prendre par la main.

Il s'agit de donner au peuple des villes et des quartiers populaires le pouvoir de décision sur ce qui les concerne.

L'AUTOGESTION

Si nous ne voulons plus que d'autres agissent à notre place, nous devons gérer nous même nos vies et notre environnement.

Il ne s'agit pas là de séparation et d'autonomie territoriale, mais tout simplement de la gestion de nos territoires et de leur population par nos représentants directs et les personnes compétentes, et non par une élite bourgeoise et leurs collaborateurs politiques, même s'ils sont issus de nos zones.

Le but est de nous assurer par nous-mêmes que cette gestion de l'administration locale et globale des villes et des quartiers populaires profite en priorité aux intérêts de leurs habitants. Offrant ainsi la garantie d'une meilleure qualité de vie, et la possibilité de s'épanouir personnellement et collectivement dans ce pays qui est le notre.

L'UNITE

"L'union fait la force", tout le monde le sait.

 

Mais le Savoir n'a aucune utilité s'il n'est pas employé (pour faire le bien de préférence). Et c'est l'une des raisons pour lesquelles nous sommes si faibles, et que certains, parce qu'ils ont su mettre le savoir en pratique, sont si forts et nous dominent.

 

Là ou ils sont unis et œuvrent pour nous diviser, nous sommes divisés, plus que jamais désunis.

 

Il s'avère que ceux qui tirent avantage de la division qui ravage les villes et les quartiers populaires sont les mêmes qui ont tout à perdre face à notre unité.

 

Oui nous sommes faibles, pour l'instant. Mais nous aussi nous seront forts, quand nous ferons ce qui doit être fait, ce qui peut être fait si nous le faisons ensemble.

 

A commencer par bannir la division de nos villes et de nos quartiers. Bannissons là sous toutes ses formes, de l'individualisme au communautarisme.

 

L'ENTRAIDE ET LA SOLIDARITE 

 

L'objectif principal de notre projet est d'agir pour le bien-être et la réussite de toute la population des villes et des quartiers populaires, ainsi que pour le bien commun et l'intérêt général.

 

Et nous savons qu'il faut d'abord se réformer soi-même si l'on souhaite réformer la société.

 

C'est pourquoi nous devons cultiver l'esprit de générosité, d'entraide, et de solidarité, afin de réapprendre ce qu'est la fraternité.

                                                                                                                                     

C'est main dans la main que nous pouvons nous en sortir. De notre solidarité dépend notre succès.

 

LE MERITE

 

Le privilège est l'apanage du pouvoir absolu, le droit, celui du peuple.

 

Notre société, si elle veut être équitable, doit abolir le privilège et laisser place au droit.

 

Pour cela, elle doit fonctionner au mérite, sans se soucier des apparences et des appartenances.

 

Il nous parait évident que toute société devrait se bâtir sur la compétence et l'intégrité de ses membres.

 

LES VALEURS ET  LES PRINCIPES

Nous assistons à une perte totale des valeurs et des principes fondamentaux.

Avant d'atteindre le point de non retour il faut élaborer un plan de sauvetage des mentalités.

Il faut éduquer au sein de la famille dans un premier temps, inculquer aux enfants les valeurs et les principes qui fondent les individus seins et bienveillants, en créant le lien avec notre humanité profonde.

Il faut instruire au sein de l'école dans un deuxième temps, transmettre à ces citoyens en herbe la connaissance et les savoirs qui leur permettront de se construire et de construire avec les autres une société humaine.

Car l'état d'une société dépend aussi de l'état des gens qui la composent.

LA JUSTICE

Avant de vouloir appliquer la justice chez les autres, il faut tout faire pour qu'elle s'applique chez soi.

Il suffit de regarder ce qui se passe dans nos zones pour voir ce qu'il en est vraiment.

Incivilité, violence, criminalité, et autres mauvais comportement dont les premières victimes sont les habitants des villes et des quartiers populaires.

Si nous réclamons la justice dans notre société, commençons par condamner l'injustice qui sévit chez nous.

 

LA VERITE

Peut-on parler de vérité sans parler d'honnêteté et de sincérité, ces qualités qui comme tant d'autres permettent de façonner les êtres pour en faire de bonnes personnes et de bons citoyens.

Car la vérité réunit en elle tout ce que reflète le bien, aussi sûr que le mensonge est le reflet du mal.

Dans ce miroir qui reflète la réalité l'on peut aussi voir quelle est la vraie nature de notre société, lorsqu'on la regarde avec les yeux de celui qui cherche la vérité avec un grand "V".

Et c'est sur la vérité que se fonde notre cause.

LA PAIX

 

Paix de l'esprit, paix de l'âme, paix entre nous, paix avec les autres, oui, mais jamais sans la justice. 

 

Pas de paix non plus sans la liberté, sans l'entraide et l'unité, sans le respect des valeurs et des principes, sans l'égalité des droits pour tous.

 

Non, pas de justice pas de paix.

 

Mais nous ne parlerons pas de guerre pour autant, car quand il s'agit du pot de terre contre le pot de fer, ce n'est pas de guerre dont il faut parler, mais de la domination des uns par les autres.

 

La révolution armée contre un pouvoir injuste ne peut être menée par des petits groupes de gens, elle doit être la volonté de tout un peuple.

 

Seul un raz de marée populaire peut renverser le système en place.

 

Mais qu'en est-il aujourd'hui concrètement ? Combien sont prêts à sacrifier leur confort, fusse-t-il des moindres, pour risquer de tout perdre au nom de la révolution ? Qui est en capacité de combattre sur le terrain les forces répressives de l'Etat qui se déploieront sur les révoltés avec le droit de les tuer si nécessaire pour rétablir l'ordre ?

 

Soyons réalistes, on ne nous donne comme choix que la soumission ou l'élimination.

 

Ce qui est révolutionnaire alors c'est de choisir autre chose. Et nous choisissons notre cause, celle du juste milieu, celle qui consiste à construire et à vaincre par l'usage de la force positive et créative, de la non-violence active.

 

Oui, c'est bien la paix que nous souhaitons, la paix comme voie de réalisation pour chacun d'entre nous, la paix dans une France ou il fait bon vivre.

 

 

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